Mon expérience Léonora Miano, ces grandes soeurs et frères qui disent vouloir voir une Afrique, africains, solidaires... et qui font le contraire...
Léonora Miano, Je ne la connaissais pas jusqu'à il y'a un an lors d'un évènement, qu'elle organise le Mahogany, qu'elle a crée en 2010 à Paris. L'objectif est de valoriser les expériences subsahariennes et afrodescendantes. L’association se veut un espace au sein duquel ces cultures pourraient s’approcher, dialoguer, se comprendre et se faire comprendre. Mahogany promeut la création mais aussi la pensée des Subsahariens et des Afrodescendants, à travers des rencontres littéraires, des projections de films, des conférences, des expositions et toute manifestation éducative ou culturelle. Le siège social de l’association est basé à Paris, France.
J'ai assisté une fois à cet évènement et j'ai adoré le concept, la lecture de Léonora Miano, les slameurs, et leur vision d'un terme qui ne me parle pas Afropéen. Je ne sais pas trop ce que ce terme veut dire. À la fin de cette soirée, je discutais avec une grande soeur Axelle, qui me disait Diane tu dois lire les bouquins de cette dame, tu vas adorer. Je ne pouvais pas douter de ses paroles car Léonora Miano lors de la lecture de ses textes me parlait, me touchait... et me donnait envie d'aller à la Fnac et de lire son travail. J'étais d'autant plus ravie qu'elle était camerounaise (elle aurait été béninoise ça aurait été la même chose). Je rentre donc chez moi et je me renseigne sur elle, j'étais curieuse, les femmes qui ont du charisme m'interpellent toujours, me donnent toujours envie de les connaître, d'apprendre d'elles... Peut être parce que je veux leur ressembler? Ça doit certainement être ça...
Je vais comme tout le monde sur Google, je tape son nom et je tombe sur son parcours, et je décide d'acheter le "Blues pour Elise" qu'on m'avait recommandé... ICI pour en savoir plus. J'aime le livre, il est bien écrit et une fois de plus il me parle. Je décide donc de la contacter via Facebook (je l'avoue moyen peu conventionnel, voir professionnel pour une interview) pour une interview pour Roots magazine, elle me répond mais cette interview n'aura finalement pas eu lieu. Il y'a 2/3 mois quand mon équipe et moi bossons sur le numéro de ce mois, son nom est évoqué et Michael mon collègue et créateur du magazine me demande si cela me branche de m'en charger vu qu'à une époque je voulais le faire... Je lui dis j'ai déjà essayé et ça n'a pas waka (= fonctionné). Il me dit oui je l'ai vu elle m'a dis qu'une personne de l'équipe l'avait contacté de manière cavalière, vous l'aurez compris c'était moi, bon maintenant j'ai compris la leçon donc j'éviterai prochainement.
Pourquoi je vous parle d'elle aujourd'hui? Car Michael l'ayant rencontré avait pris son numéro pour que la tache soit plus facile pour moi... J'appréhendais déjà de l'avoir entre le côté j'aime ce que vous faites et son côté euh tu m'as envoyé un message Facebook, je t'ai répondu alors que je n'ai pas kiffé cette méthode, j'étais perdue :-S.
Le téléphone sonne, pendant ce temps je tremble et puis elle décroche,
moi: bonjour Madame Miano c'est Diane Audrey Ngako du magazine Roots, vous aviez rencontré mon collègue afin que l'on trouve du temps pour un rendez vous.
Elle: oui bonjour, je suis actuellement au Congo, rappelez moi dans deux jours avec un air toujours hautain que je ne préfère pas voir ou ressentir.
Quelques jours après ce coup de fil, j'arrive à planifier un rendez vous avec elle, cependant moi je ne peux pas m'y rendre mais c'est son seul créneau, Michael décide d'y aller rendez vous donc samedi dernier au musée Dapper, il attend donc que sa conférence se termine après environ 2heures la bas.
Il va donc vers elle, et elle le regarde d'un air hautain et lui dis oui oui Roots, on verra plus tard, vous me re contacterez et puis tant pis pour moi, il lui dit donc non mais Madame Miano ça vous prendra juste 10 minutes et elle dit ooooh non, je n'ai pas le temps, je suis bookée encore jusqu'à la fin du mois...
Pourquoi ce post? Car je suis déçue, car c'est souvent comme ça que sont nos grands frères et soeurs, ceux qui disent vouloir voir une Afrique, africains, solidaires... Ceux qui se font souvent passer pour des exemples, ceux qui prêchent la bonne parole et qui ne l'applique pas...
Je suis déçue mais c'est comme ça...






6 commentaires:
Il ne faut pas se décourager ma belle. Il y aura toujours des personnes "qui n'auront pas le temps" (pour rester poli). Montrons l'exemple et continuons notre combat. Build Your Network, Build Your Future.
P.S: Maybe elle était plus "occupée" que F.H, mais bon, quand on est pro, on ne donne pas de faux rdv, et quand on est organisé, on a le temps de faire les choses et enfin, quand cela nous importe, on prend le temps!
Je suis tout à fait d'accord avec toi! J'ai l'impression que tous les africains qui réussissent rejettent totalement l'idée qu'il ont tous débutés à partir de rien. ils prêchent de belles paroles en façade mais à l'intérieur ils sont déjà dans leur monde de luxe car ils ont été écoutés et que leur voix compte dans la société. Et j'ai souvent l'étrange impression que cette attitude hautaine il ne l'adopte qu'envers les autres noirs et pas envers les européens, désespérant tout çà!!!
PS: Espérons qu'elle était vraiment bookée, face à ce genre d'individus, l'espérance c'est tout ce qu'on à!!! Peace
Quand j'ai vu ton post, je n'ai pas capté tout de suite... Ui je connais aussi cette auteur. La prochaine fois qu'on se verra, je te filerai une de ses oeuvres : l'intérieure de la nuit. une oeuvre d'une excellence inimaginable.
Je trouve dommage que ton post la catégorise direct coe ca.
C'est vrai elle aurait pu être plus courtoise, c'est vrai.
Mais souvent nous trouvons hautains des gens qui ont juste l'esprit à autre chose, ou des pressions qu'on imagine pas...
le jugement sur l'orgueil des "blacks ki ont réussi" est trop vite fait. c'est dommage.
Dans les milieux européens, on aurait dit direct, "c'est un artiste, il est atypique" ou un truc coe ca... bon, bonne journé"
@Lena: comme j'ai écris dans mon l'article je connais le travail de Leonora Miano, à aucun moment j'ai remis son travail en cause. Je dis même que je suis une fan de l'auteur.
Relis et vois. Je parle du comportement de la personne et je n'aurai jamais fais un article dessus.
Dans la vie faut être objectif, cela n'engage que moi et rassure toi je ne suis pas la seule à le penser. Je travaille dans une radio afro pour un magazine afro et si mon discours n'était pas "vrai" je n'aurai à aucun moment écris ou du moins mis en ligne ce post.
Hello! Je trouve ton post intéressant et du coup courageux d'avoir partagé tes impressions. Pourquoi courageux? Ben clairement, ça peut paraître difficile et compliqué de remettre en cause les comportements d'une "sœur" reconnu de tous. J'approuve ton courage et ton objectivité!
Merci :-)
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